Prévention et facteurs de risque

Ecoutez le texte avec ReadSpeaker

Epidémiologie

Les études épidémiologiques montrent que depuis quelques décennies le nombre de cancers et la mortalité n'ont pas autant baissé que dans d'autres pathologies. En France, le cancer est devenu la 1ère cause de mortalité chez l'homme, et la deuxième chez la femme. L'Institut National de Veille Sanitaire (Invs) a publié une estimation de l'incidence et de la mortalité par cancer en France de 1980 à 2005.

Consulter le rapport de l'INVS

 

Photo Soleil_pano

 

Prévention

L'épidémiologie est la clé de voûte de la prévention car elle permet d'identifier les causes des cancers et donc de mieux les traiter. Les résultats épidémiologiques ont mis en évidence les principaux facteurs de risques impliqués dans les cancers. Des politiques de prévention visant à infléchir leur apparition/incidence ont ainsi pu être lancées.

 

Il existe de multiples facteurs de risques connus :

  • le risque génétique, qui concerne 5 à 10 % des cancers. La transmission aux membres de la famille est probable quand il y a une mutation du ou des gènes de prédisposition. L'oncogénétique, mise en place à l'ICR depuis 1995, permet d'identifier les risques et propose aux personnes exposées un programme de surveillance spécifique pour les cancers du sein, des ovaires et coliques.
  • des risques dits 'environnementaux" comme le soleil. 70% des cancers de la peau sont directement liés à une exposition excessive aux rayonnements ultra violets A et B du soleil. Ils sont responsables de deux formes de cancer : les carcinomes et les mélanomes. Les carcinomes interviennent essentiellement chez les personnes âgées, sur les zones du corps habituellement découvertes (visage, mains) après une exposition longue et cumulée de doses minimes d'ultraviolets. A l'inverse, les mélanomes semblent êtres favorisés par les expositions courtes et intenses au rayonnement solaire pendant l'enfance. Les individus à peau claire (blond, roux) et porteurs de nombreux grains de beauté courent plus de risques que les autres.
  • le tabagisme, risque majeur pour la plupart des cancers (voies respiratoires, ORL, vessie...). Le tabagisme passif augment de 20 à 30 % les risques.
  • la consommation d'alcool. Les épidémiologistes s'accordent sur le lien entre alcool et survenue des cancers buccaux, du pharynx, de l'œsophage. Associé au tabac, le risque est majoré.
  • les virus ou infections. 25 % des cancers ont une origine infectieuse. Il serait possible de réduire l'incidence des pathologies viro-induites par le dépistage et la vaccination. Quelques exemples : vaccination contre l’hépatite B (cancer hépatique), traitement contre l’infection Helicobacter pylori (cancer de l’estomac) ou encore le dépistage précoce du papillomavirus humain pour le cancer cervico-utérin.
  • l'alimentation. Une consommation déséquilibrée favoriserait la survenue de cancer et l'obésité reste un facteur aggravant. Une consommation régulière de fruits et de légumes nous prémunirait contre le risque de cancer.
  • la pollution de l'air, même si le manque de preuves indiscutables demeure.
  • l'exposition aux substances à risque en milieu professionnel. L'apparition de cancer est imputée à l'exposition à certaines substances comme l'amiante, le benzène, l'arsenic.

 

Sources : l'INCa, Ligue nationale contre le cancer, Centre International de Recherche sur le Cancer