Les examens pour bien poser le diagnostic

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Les traitements seront d’autant plus performants qu’ils reposeront sur des diagnostics précis.

 

Microscope multitêtes en anatomopathologie

La biologie, l'anatomie et cytologie pathologiques, l'oncogénétique

De nombreux paramètres biologiques sont utiles pour le diagnostic, la surveillance du traitement et le suivi après traitement. Si certains examens biologiques existent depuis fort longtemps, d’autres sont le fruit de la recherche la plus récente et ont favorisé la mise au point de thérapeutiques nouvelles. Par exemple, il est aujourd’hui possible de préciser le risque génétique de la survenue de certains cancers. C’est l’oncogénétique dont une consultation est assurée à l’ICR ainsi que les analyses biologiques qui peuvent en découler. L’anatomie et cytologie pathologiques est une discipline médicale et biologique qui permet de déterminer à partir de l’analyse au microscope des cellules ou fragments tumoraux (biopsies et pièces chirurgicales) la nature exacte de la maladie. C’est donc une étape fondamentale qui précède toute démarche thérapeutique.

L'oncogénétique

Le cancer n’est pas héréditaire. Il existe toutefois des gènes de prédisposition qui, s’ils sont mutés, exposent les membres d’une même famille à un risque élevé. Ces cancers à composante héréditaire représentent 5 % de la totalité des cancers. L’Institut propose des consultations d’oncogénétique pour les cancers du sein, de l’ovaire et colorectal. L’étude de l’arbre généalogique du patient va permettre de définir si sa famille répond aux critères d’une famille à risque.Si c'est le cas, le médecin oncogénéticien proposera la réalisation d'analyses moléculaires afin de savoir si la personne est porteuse ou non d'une mutation sur un des gènes impliqués dans ces pathologies. En fonction des résultats, un programme personnalisé de suivi sera alors engagé.

 

L'imagerie médicale

Scanner Lightspeed 03

Cette discipline vise à détecter une lésion, à en caractériser la nature afin d’orienter le traitement. Elle permet aussi l’évaluation de l’étendue de la lésion tumorale, l’appréciation de son évolution sous traitement. L’imagerie médicale participe aussi au suivi après traitement. Par ailleurs, elle constitue une aide majeure à la préparation des plans thérapeutiques comme par exemple l’amélioration de la précision balistique de la radiothérapie.L’imagerie cancérologique repose sur un ensemble de moyens dont l’association tend à optimiser la performance. Elle combine des méthodes d’imagerie morphologiques, comme l’échographie, le scanner et l’IRM et des méthodes fonctionnelles telles que la médecine nucléaire conventionnelle* et la Tomographie par émissions de positons (TEP), une technique innovante de médecine nucléaire. Les images produites par ces techniques peuvent être comparées les unes aux autres, voire « fusionnées» pour améliorer encore la performance diagnostique globale. Il s’agit d’imagerie multimodale.

*La médecine nucléaire conventionnelle

L’activité de médecine nucléaire à visée diagnostique utilise des traceurs radioactifs qui, une fois introduits dans l’organisme, se fixent sur certains tissus ou organes. Ils émettent alors une radiation qui est captée par une caméra. C’est ce que l’on appelle une scintigraphie. Les anomalies de fixation peuvent être le signe d’une lésion tumorale. Des techniques spécifiques sont proposées dans l’établissement comme le «ganglion sentinelle ». L’ICR développe une importante activité de médecine nucléaire à visée thérapeutique.